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dc.contributor.authorAustin, Garethen
dc.date.accessioned2019-01-11T00:31:13Z
dc.date.available2019-01-11T00:31:13Z
dc.identifier.urihttps://www.repository.cam.ac.uk/handle/1810/287811
dc.description.abstractBien que cela ait été peu souligné dans les histoires globales et comparées de l'esclavage, dans les économies de l'Afrique de l'Ouest pendant la période précoloniale, l'asservissement et la traite étaient les sources principales de recrutement de main d'œuvre, compte non tenu du mariage et de la reproduction qui constituaient des processus bien moins rapides. Comme ailleurs dans le monde, les esclaves de première génération dans les sociétés africaines étaient pour la plupart des étrangers. Cependant, contrairement aux formes d'esclavage pratiquées par les européens, l'esclavage indigène en Afrique comportait une dimension d'assimilation car les descendants d'esclaves avaient tendance au cours des générations suivantes à être intégrés de manière de plus en plus égalitaire, à une vitesse et à un degré variable, aux sociétés concernées. Le lien entre esclavage et assimilation partielle a généré des débats interminables entre les interprétations "économiques" et "sociales" de cette institution dans le contexte de l'Afrique de l'Ouest. Le but de ce travail est la mise en cohérence et l'intégration de ces interprétations jusqu'à présent rivales, ainsi qu’une réflexion sur les implications économiques. Je défends l'idée que c'est l'interaction des dimensions économiques et sociales (et culturelles et politiques) qui de manière très profonde est au centre d'une histoire de l'esclavage dans l'Afrique de L'Ouest précoloniale. D'une part, l'accroissement du volume de l'esclavage et les utilisations spécifiques des esclaves dans la région ne peuvent pas être expliqués si l’on ne se réfère pas à la demande d'esclaves en tant que travailleurs producteurs de biens. D'autre part, sans une contrainte organisée, et les conditions politiques et idéologiques permettant de l'appliquer, l'esclavage et la traite n'auraient pas pu exister. En effet, je maintiens que sans une telle contrainte, il n'y aurait pas eu du tout de marché de la main d'œuvre étant donné la situation économique qui régnait dans la plupart des régions de L'Afrique de l'Ouest à cette époque. Autrement dit, l'hypothèse Nieboer-Domar s'applique ici dans sa forme la plus radicale. En outre, la tendance à l'assimilation de l'esclavage africain doit être comprise comme une réponse à la situation politique de la région (les limites constraintes imposées à la construction étatique) et, de manière ironique, comme promouvant la perpétuation d'un commerce intérieur d'esclaves.
dc.description.sponsorshipNone. The translation into French (by Darla Gervais) was supported by my personal research budget.
dc.title« La contrainte et les marchés : pour une mise en cohérence des explications économiques et sociales de l'esclavage en Afrique de l'Ouest précoloniale, vers 1900 »en
dc.typeArticle
prism.publicationNameSpecial issue of Revue d'histoire moderne et contemporaine, « Le travail, de gré ou de force: entre esclavage et salariat, le travail contraint dans le monde », sous la direction de Philippe Minard et Alessandro Stanziani.en
dc.identifier.doi10.17863/CAM.35126
dcterms.dateAccepted2014-07-25en
rioxxterms.versionAM
rioxxterms.licenseref.urihttp://www.rioxx.net/licenses/all-rights-reserveden
rioxxterms.licenseref.startdate2014-07-25en
dc.contributor.orcidAustin, Gareth [0000-0001-5138-6220]
rioxxterms.typeJournal Article/Reviewen
cam.orpheus.counter48*
rioxxterms.freetoread.startdate2022-01-10


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